![[Translate to Français:] Mechanisms of Paracrine and Endocrine Disorders](/fileadmin/user_upload/MoPED_mini_Logo.jpg)
Co-dirigée par la professeure Anne Barlier et la chercheuse Heather Etchevers, l’équipe MoPED (Mechanisms of Paracrine and Endocrine Disorders) lie les principes fondamentaux de la biologie du développement, moléculaire et des cellules souches à des approches diagnostiques et thérapeutiques innovantes. Notre mission : résoudre les défis cliniques à l’interface des systèmes nerveux et endocrinien, un domaine connu sous le nom de neuroendocrinologie. En combinant biologie du développement, génétique et ingénieurie de cellules souches, nous visons à traduire nos découvertes en solutions diagnostiques et thérapeutiques innovantes pour les patients.
Le système neuroendocrinien regroupe des glandes endocrines essentielles dont l'hypophyse qui effectue la régulation centrale de toutes les autres.
Ces cellules partagent des propriétés neuronales et ajustent leur sécrétion hormonale tout au long de la vie pour maintenir l’équilibre des fonctions critiques du corps, ou "homéostasie".
Les TNE (tumeurs neuroendocriniennes) présentent des défis majeurs :
Notre approche : décrypter les signaux paracrines et endocriniens pour développer des thérapies ciblées.
Située à la base du cerveau, l’hypophyse – dérivée de l’ectoderme embryonnaire – orchestre des fonctions vitales :
Nous investiguons à la fois les déficiences et hypersécrétions d'origine génétique. Les interactions cellulaires entre l’hypophyse et son microenvironment sont très importantes pour assurer le développement normale mais également dans les anomalies hypo/hyper et la tumorigenèse.
Nombreuses malformations congénitales et tumeurs touchent les dérivés de la crête neurale ("CN", par exemple : naevi mélanocytaires, mélanomes, neuroblastomes, phéochromocytomes). La CN partage avec l'hypophyse une origine ectodermique. Certaines des anomalies des dérivés de la CN ont une origine génétique en mosaïque – mais nous savons que les cellules sans variant génétique de l'ADN participent également à la progression des maladies.
Puisque l'hypophyse est entouré et perfusé par des cellules d'origine CN, nous explorons l’hypothèse que certaines maladies neuroendocriniennes développementales ou prolifératives pourraient être des neurocristopathies indirectes, où des dérèglements de la signalisation paracrine (communications entre cellules voisines) jouent un rôle clé. Ces mécanismes pourraient expliquer la variabilité phénotypique de neurocristopathies comme le naevus géant congénital mélanocytaire ou les néoplasies multiple endocriniennes (NEM1/2), qui sont des sujets d'études actuelles dans l'équipe. D'autres mécanismes paracrines de la mise en place de l'hypophyse au cours du développement pourraient expliquer une partie de la variabilité clinique de certaines hypopituitarismes pourtant ayant des anomalies génétiques identiques.
Origines embryologiques : différenciation de cellules souches issues du neuroectoderme ; interactions entre types cellulaires différents.
Réseaux de régulations transcriptionnelles et épigénétiques
To increase the rate of identification of genetic causes, we have developed high-throughput genomic analyses, from gene panels using high-throughput sequencing to comparative hybridization (CGH) and whole-exome studies. These strategies are used for both pituitary deficiencies (the international GenHypoPit network) and hereditary NETs (TENGEN network), in collaboration with the AP-HM Molecular Biology Laboratory GEnOPé, directed by Prof. Barlier.
Mouse models used by our group phenocopy (reproduce many aspects of) syndromes found in human fetuses or children by directing the same types of mutations to distinct multipotent neural crest derivatives. This can affect their progeny in the skin but also in the heart, the peripheral nervous system, the pituitary or the skull. Characterizing these models and searching for equivalent mutations in relevant patient cohorts is improving diagnoses and therapeutic approaches for congenital neurocristopathies.
A major experimental strategy underway is the design and validation of human organoid models from induced pluripotent stem cells (iPS) differentiated into cell types of interest, such as neuroendocrine or neural crest-derived cells.
In collaboration with pharmacological companies Novartis and Inventiva, we are benchmarking potential new therapeutic compounds on human primary cultures of tumors provided by neurosurgery and neuropathology departments of the AP-HM hospital network.
La Dr Thi-Thom Mac, endocrinologue et ancienne doctorante sous la supervision du Dr Teddy Fauquier et des professeurs Frédéric Castinetti et Thierry Brue, a optimisé un modèle 3D important de différenciation dirigée de cellules souches humaines.
Avec des protocoles encore plus optimisés, nous continuons à perfectionner des organoïdes hypophysaires sécrétant des hormones afin d'étudier les effets des variants de gènes sur la dysfonction hypophysaire et sa prédisposition aux tumeurs.
La Dr Pauline Romanet, MCU-PH, a obtenu en 2023 une première financement (ANR JCJC) de l'Agence Nationale de la Recherche pour développer MEN1-PLUS, un projet ambitieux qui aborde "les nouvelles approches physiopathologiques de l'étude des néoplasies endocriniennes multiples de type 1". Nous avons recruté la scientifique post-doctorante Dr. Giuliana Ascone pour mener à bien ce projet au laboratoire. Giuliana étudie les dérivés de la crête neurale dans l'hypophyse en utilisant le séquençage ARN à noyau unique sur des dizaines de milliers de cellules de modèles de souris. Cette partie de l'équipe étudie également le rôle des variants MEN1 retrouvés en pathologie humaine à l’aide de CRISPR-Cas9 et d’organoïdes hypophysaires.
Pauline a obtenu un prestigieux "contrat d'interface" de l'INSERM pour consacrer encore plus de temps à MMG de 2026 à 2031. Cette reconnaissance a été mise en avant sur la page web de l’AP-HM.
Le nævus géant congénital (NGC) mélanocytaire est une malformation cutanée visible, présente dès la naissance. Il peut apparaître sous la forme d'une tumeur stable et bénigne, ou être associé dans un cadre syndromique à des symptômes cutanés supplémentaires, neurologiques et/ou oncologiques.
Le Dr Daniel Aldea, chercheur post-doctoral senior, étudie les effets des voies de signalisation moléculaires sur les précurseurs embryonnaires des cellules pigmentaires, en utilisant plusieurs systèmes et des techniques de pointe en "-omiques" et en microscopie :
Les variants somatiques des gènes NRAS et BRAF sont les principales causes moléculaires des NGC, et font également partie des gènes les plus fréquemment altérés du mélanome malin en général.
Les enfants nés avec des formes rares et larges de NGC ont un risque considérablement plus élevé de développer un mélanome avant l'âge de 30 ans. Notre laboratoire est financé par le programme Horizon Europe via le consortium MELCAYA (Nouvelles stratégies de soins de santé pour le mélanome chez les enfants, adolescents et jeunes adultes), pour découvrir les bases moléculaires de la progression ou des étapes intermédiaires entre nævus bénin et cancer dans cette neurocristopathie emblématique.
Nous prévoyons d'appliquer les connaissances acquises à d'autres RASopathies, maladies dues à l'activation excessive de NRAS, BRAF ou plusieurs molecules en amont ou en aval de leurs effets, modifiant ainsi le comportement cellulaire au fil du temps, y compris dans le système neuroendocrine.
Prof. Anne Barlier est une pionnière dans l'étude de ces deux types de tumeurs intracrâniennes depuis de nombreuses années. Avec des partenaires industriels et cliniques, appuyée par l'expertise du Dr Grégoire Mondielli, elle étudie la modulation des voies biochimiques et de signalisation dans ces deux grandes entités, dans l'optique de proposer de nouvelles thérapies lors des essais précliniques et cliniques en cours.
Ce consortium national, soutenu par un programme transversal dédié de l'INSERM, a fait appel aux forces des équipes Etchevers et Zaffran. A Marseille, nous avons cartographié les signatures transcriptomiques spécifiques de chaque cellule (y compris neuroendocrine) du cœur humain pendant son développement, afin de mieux comprendre la physiologie normale et associée à des maladies cardiaques tout au long de la vie. La collaboration interne dans le MMG s'est étendue au développement technologique avec la plateforme GBiM et à l’équipe Baudot.
L'atlas a rassemblé des données inédites sur la composition cellulaire, y compris les cellules neuroendocrines rares, du cœur du premier trimestre, lorsqu'il se transforme d’un primordium en un organe fonctionnel et vital. Ces données font désormais partie de l'effort international du Human Cell Atlas.
Cette jolie image de couverture du journal Development a été acquise par Heather sur le microscope confocal à feuillets de lumière du plateforme imagerie de MMG.